Simon Hantaï  

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SIMON HANTAÏ

1922
Naissance de Simon Hantaï le 7 décembre à Bia en Hongrie.

1942-1948
Etudes à l’école des Beaux-Arts de Budapest.

1948
Quitte la Hongrie et traverse l’Italie avant de s’installer en France

1950 – 1951
Premières peintures proches du surréalisme. Pendant cette période, expérimentation de différentes techniques : collage, frottage, grattage à l’aide de lames de rasoir, coulures et même pliage. Intérêt pour la peinture gestuelle.

1953
Première exposition « Peintures », galerie l’Etoile scellée, Paris, présentée par André Breton.
Parution en novembre du numéro 1 du journal Médium : communication surréaliste, dit « numéro Simon Hantaï », avec couverture et illustrations fournies par l’artiste.

1954
Simon Hantaï fait la connaissance de Jean Fournier, alors directeur de la galerie Kléber, Paris.

1955
Exposition « Alice in Wonderland » organisée galerie Kléber par Charles Estienne et rupture avec le surréalisme.

1956
Exposition « Sexe-Prime, Hommage à Jean-Pierre Brisset et autres peintures de Simon Hantaï », galerie Kléber, Paris

1957
Happening « Les Cérémonies commémoratives de la deuxième condamnation de Siger de Brabant » avec Georges Mathieu, galerie Kléber, Paris.

1958
Exposition « Souvenir de l’Avenir », galerie Kléber (où sont montrées des peintures à signes, des peintures en hommage à des ouvrages théologiques).
Abandon de la peinture gestuelle pour un recouvrement total de la toile par des touches juxtaposées et grattées à l’aide d’outils, puis recouvertes de jus colorés. Réalisation au même moment du grand tableau l’Ecriture Rose (1958 – 59).

1959
Première rétrospective « Peintures 1949 – 1959 », galerie Kléber, Paris.

1960
Hantaï introduit la « méthode » du pliage.

1962
Expose galerie Kléber les Peintures mariales de la suite intitulée Le mur dits : Manteaux de la Vierge. Une fois la toile pliée (ou plus exactement, froissée de bord en bord), les parties visibles sont peintes avant d’être dépliées puis tendues, créant, avec les zones laissées en réserve, un espace totalement couvrant. Ces toiles sont repérées par une lettre qui correspond à la méthode utilisée (A pour les toiles régulièrement pliées, B pour les monochromes, C pour celles deux fois pliées, D pour les toiles préalablement éclaboussées de peintures) et suivies d’un numéro d’ordre.

1963-1964
Dans la série de La Porte, dits : les Catamurons – du nom d’un lieu et née de l’image d’une serviette sur un mur blanc - , la toile pliée est peinte, puis recouverte d’une couche de peinture blanche ; ensuite les quatre bords de la toile sont repliés, et le carré restant est froissé et de nouveau peint plusieurs fois. Parfois, les quatre côtés sont repliés sans être peints ni préparés.

1964 – 1965
La suite « Maman ! Maman !, dits : La Saucisse » reflète la nécessité d’un retour à l’embryonnaire, au cellulaire, à la saucisse cosmique d’Henri Michaux et un refus de solution formelles préconçues. La toile est nouée aux quatre angles, en un sac informe, avant d’êtres peinte et pliée plusieurs fois, puis tendue. Les formes ainsi obtenues flottent dans un espace non peint. Elles seront plus tard appelées « Panses ».

1965
Expositions « 138 peintures de petit format, jalons des années 1962 – 1965 » et « 12 peintures récentes de grand format », Galerie Jean Fournier, Paris.

1966
Hantaï s’installe à Meun, en forêt de Fontainebleau, lieu éponyme d’une nouvelle série (1967 – 1968). La toile nouée aux quatre angles, et parfois en son centre, est recouverte d’une peinture monochrome. Le blanc, déjà important sur la périphérie, pénètre désormais la forme.

1967
Exposition « Peinture 1960 – 1967 », galerie Jean Fournier, à l’occasion de laquelle est publié un texte de Simon Hantaï « Silences rétiniens » dans lequel il donne sous le terme générique de « Peintures mariales » le titre de quatre de ses suites et indique « Le pliage comme méthode ».

1967

Participe à l’exposition « Dix ans d’art vivant (1955 – 1965) » à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence, dont il est le premier lauréat.

1968 – 1969
Exposition personnelle à la Fondation Maeght.

1969
Exposition « Pour Pierre Reverdy », galerie Jean Fournier où sont présentées les Etudes, variations sur un thème formel et coloré : la toile froissée, régulièrement pliée, reçoit une peinture monochrome (rouge, bleue, verte, violette, noire). Après dépliage, les zones en réserve apparaissent et entrent en interaction avec les zones peintes sur l’ensemble de la toile.

1970
Exposition de toiles de très grand format « Etudes pour un mur », ARC / Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
Expositions « Art et architecture ; bilan et problèmes du 1 % », Les Halles de Paris ; « Un art subjectif », abbaye de Beaulieu en Rouergue ; « Paintings, 1960 – 1970 », Galerie Pierre Matisse, New-York.

1971 – 1972
Série d’aquarelles sur toiles.

1972
Réalisation du mur de la Maison de France à Jérusalem.
Série des Blancs (1972 – 1973) : le pliage est conçu de telle sorte que les zones colorées restreintes activent le blanc et en révèlent la multiplicité des valeurs. Ce sont les éclats colorés qui tiennent le rôle habituellement dévolu aux parties non peintes.

Premiers Tabulas (1972 – 1974), du mot latin signifiant « table » ou encore évocation du tablier de sa mère. Des nœuds placés à intervalles réguliers produisent, une fois la toile recouverte de peinture monochrome puis dépliée, un grand nombre de petits carrés ou rectangles. L’effet de quadrillage obtenu, contrebalancé par l’éclatement et la pénétration du blanc dans la couleur aux entrecroisements, souligne l’interaction entre fond, couleur et forme.

1973
Rétrospective Hantaï au Musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne.

1976
Réalisation du film Simon Hantai ou Les Silences rétiniens de Jean-Michel Meurice. Exposition au Musée national d’art moderne, Paris.
Hantaï cesse de peindre pendant trois ans et demi.

1979
S’installe à Paris.

1980
Début de la seconde série des Tabulas (1980 – 1982), à partir de l’agrandissement de deux formes tabulaires et de leurs intervalles.

1981
Exposition « Simon Hantaï 1960 – 76 » au CAPC / Entrepôt Lainé à Bordeaux avec un ensemble d’œuvres de très grandes dimensions.

1982
Représente la France à la Biennale de Venise « Tabulas 1974 – 1981 ».
Exposition « Tabulas lilas », galerie Jean Fournier, série dans laquelle il peint des Tabulas blancs sur blanc.
Simon Hantaï se retire.

1998
Exposition « Laissées et autres peintures » à Renn espace, Paris. Les Laissées sont constituées de fragments d’oeuvres antérieures découpées.
Exposition au Musée d’art moderne de la Ville de Paris suite à la donation importante des œuvres choisies par Simon Hantaï.
Exposition des œuvres de Hantaï dans les collection du Musée national d’art moderne et autres collections publiques françaises au Musée d’art moderne de Céret

1999
Rétrospective des œuvres de Simon Hantaï de 1960 à 1995 au Westfälisches Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte de Münster.

2001
A l’occasion de l’exposition intitulée « Les Fables du Lieu » dont le commissaire est Georges Didi-Huberman au Fresnoy à Tourcoing, Simon Hantaï fait réaliser des impressions numériques sur toile dits Suaire, à partir des Tabulas Lilas exposés en 1982.
Exposition « Simon Hantaï – Michel Parmentier », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Les œuvres de Simon Hantaï sont présentes dans l’exposition « As Painting : Division and Displacement », Wexner Center for the Arts, The Ohio State University, Columbus, Ohio.

2005
Exposition « Simon Hantaï – François Rouan, conversation », galerie Jean Fournier, Paris

2006
Mars, décès de Jean Fournier. Des œuvres importantes de Simon Hantaï sont montrées dans l’exposition qui rendra hommage au marchand « La couleur toujours recommencée. Hommage à Jean Fournier, marchand à Paris (1922 – 2006) », Musée Fabre de Montpellier, 2007.

2008
Septembre, décès de Simon Hantaï à son domicile Parisien.

2010
Exposition « Simon Hantaï  », commissaire d'exposition Molly Warnock, Paul Kasmin Gallery, New-York ; Galerie Jean Fournier, Paris.

2012
L'exposition intitulée "Déplacer, déplier, découvrir, la peinture en actes, 1960-1999", dont le commissaire est Marc Donnadieu, a lieu au LaM à Villeneuve d'Ascq. Cette exposition présente des oeuvres de Simon Hantaï de la suite des Panses ainsi que des oeuvres de Martin Barré, Jean Degottex, Marc Devade et Michel Parmentier.
Une très belle Étude datant de 1969 entre dans la collection de la National Gallery of Art de Washington, Etats-Unis.
Publication du livre de Molly Warnock intitulé "Penser la peinture : Simon Hantaï", aux éditions Gallimard, collection "Art et artistes".
Exposition "Panses, 1964-1965", galerie Jean Fournier, Paris.

2013
La première rétrospective posthume de l'oeuvre de Simon Hantaï est organisée au musée national d'Art moderne, centre Georges-Pompidou, Paris. Le commissariat de l'exposition est confié à Dominique Fourcade, Isabelle Monod-Fontaine et Alfred Pacquement.
Simon Hantaï, Hans Hartung, Pierre Soulages, Antoni Tapiès, Timothy Taylor Gallery, Londres, Royaume-Uni
Presque noire et blanche, galerie Jean Fournier, Paris

2014
Simon Hantaï, commissaire Eric de Chassey, Villa Medici, Rome, Italie
PLIAGE/FOLD, Gagosian Gallery, Paris
Hors champ. De la pensée à l'oeuvre, galerie Jean Fournier, Paris
Simon Hantaï, Ludwig Museum, Budapest, Hongrie
Plis, Galerie Sabine Puget, Château Barras, Fox-Amphoux
(im)matériel, galerie Jean Fournier, Paris

2015
Pliage: the first decade, Mnuchin Gallery, New York
Un regard sur la collection d'agnès b., LaM, Villeneuve d'Ascq
Regard sur quelques Tabulas, Galerie Jean Fournier, Paris
Bleu Jaune Rouge, la couleur libérée, Musée de Tessé, Le Mans

2016
Daniel Buren, A tiger cannot change its stripes, Museum Cultuur Strombeek, Gent, Belgique
Timothy Taylor Gallery, Londres
Petits & grands tableaux en souvenir de Jean Fournier, Galerie Jean Fournier, Paris