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Communiqué de presse- PDF -

Pierre Buraglio






se cantonner
26 octobre - 9 décembre 2017

      La galerie Jean Fournier a le plaisir de présenter une nouvelle exposition personnelle de Pierre Buraglio consacrée à ses œuvres récentes, peintures et papiers où l’on retrouve les principes originels qui organisent son travail depuis les années 1970 :  le réemploi, l’assemblage, le collage et la citation.

     Si les thèmes récurrents de son œuvre (son environnement, sa maison, ses proches) sont abordés, ce sont principalement la figure et le portrait que Pierre Buraglio a privilégié dernièrement, observés sur le motif ou d’après les tableaux de maîtres. 

     Ainsi, le cœur de l’exposition est constitué d’une série d’autoportraits inédits, des peintures sur contreplaqué composées telles des collages. Le visage de l’artiste, reconnaissable à ses lunettes et son regard déterminé, se mêle à des autoportraits et portraits d’artistes célèbres, tels Bonnard, Derain, Cézanne, Van Gogh, autant d’artistes et de figures tutélaires admirés lors de ses nombreuses visites au Musée d’Orsay ou au Musée du Louvre. Ces collages sont une façon pour Pierre Buraglio de s’insérer dans l’histoire de l’art et de se mettre en scène en tant que peintre. Sur un mode parodique, ces autoportraits témoignent d’une volonté de se confronter aux grandes figures de l’histoire, avec grâce et légèreté.

     Une autre thématique est largement développée avec des peintures, des gouaches et des dessins autour de son environnement et plus particulièrement de sa maison à Maisons-Alfort qui n’a jamais cessé d’être une source d’inspiration. Une série de sept peintures sur contreplaqué montre les variations de la façade. Jouant avec les plans, les décalages, par réemploi et collage, ses œuvres sont aussi conçues en référence aux compositions stylisées de Malévitch. Une fois encore l’intime rejoint la grande histoire et la fiction personnelle rencontre l’histoire de l’art.

     Enfin, un ensemble de dessins vient appuyer les thèmes déjà abordés. Ces dessins sont de l’ordre de l’intime, prélevés dans des carnets que l’artiste emporte avec lui dans ses lieux de villégiature et au cours de ses voyages. Dans une apparente économie de moyens et des matériaux (stylos, feutres, crayons, aquarelle) Pierre Buraglio dessine ceux et celles qu’il aime et révèle la beauté de ce qui l’entoure, avec empathie et modestie. 

     " « Ça se cantonne », dit Pierre Buraglio : on ferait assurément fausse route en entendant là l’aveu d’une limitation ou d’un enfermement, alors qu’il s’agit bien plutôt d’affirmer qu’il tient une position, avec détermination, voire opiniâtreté. De cela témoigne la constance des moyens qu’il emploie – matériaux et opérations simples, réemploi – qui relèvent autant d’une économie que d’une éthique. " (1)

 

 

À l'occasion de l'exposition, publication d'une plaquette avec un texte de Guitemie Maldonado (professeure à l'ENSBA de Paris et à l'Ecole du Louvre).

Le samedi 2 décembre, en présence de l'artiste, signature de l'ouvrage "Notes discontinues", écrits de P. Buraglio depuis 2007,
préface de Pierre Wat, Editions L'Atelier contemporain 

 

 

(1) : Guitemie Maldonado, "À force de voir", texte pour la plaquette de l''exposition, Paris, 2017.